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Articles avec le tag ‘imaginaire’

Un roman : Long John Silver de Björn Larsson

 

Long John Silver
ou
La relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d’homme libre, de gentilhomme de fortune et d’ennemi de l’humanité.
De Björn Larsson

Editions Grasset 1998
N° d’édition : 10702 – N° d’impression : 42277
ISBN : 2-246-54481-5

J’avais acheté ce roman il y a plus de dix ans, à sa sortie, alors que j’étais en train d’essayer de constituer ma bibliothèque maritime. Je l’avais lu et n’en avais pas gardé un souvenir particulier.

Ayant  relu il y a peu l’Ile au Trésor de Stevenson et en ayant gardé un gout de « pas assez », je suis allé le recherché dans ma piratothèque et je l’ai redécouvert.

Le roman se présente comme les mémoires de Long John Silver, pirate au cœur de l’aventure de l’Ile au Trésor, fripouille sympathique et impitoyable. 

C’est un Long John Silver vieillissant qui, retiré à Madagascar, nous livre son histoire depuis son enfance dans les rues de Bristol à ce qui l’a amené à s’échouer dans un coin isolé de la grande île, seulement entouré par d’anciens esclaves affranchis. 

Une histoire qui par d’incessants flash back, parfois décousus, nous fait croiser les figures historiques d’England, de Daniel Defoe, Taylor, d’Israël Hands et celles imaginaires de Flint le terrible capitaine du Walrus. 

Björn Larsson s’est beaucoup documenté, s’inspirant lourdement de « l’histoire générale des plus fameux pirates » de Daniel Defoe, mais aussi d’autres sources historiques. 

Cela lui permet d’évoquer avec force détails le commerce ignoble de la traite, la vie dans les plantations coloniales, les derniers boucaniers, les conditions misérables des marins à bord des navires de commerce de l’époque. 

Il dresse un tableau du monde maritime, option pirate, du début du 18ième siècle brodant sur la trame d’éléments réels des personnages de fictions. 

L’ensemble est somme toute sympathique, une bonne introduction à l’univers de la piraterie historique, même si l’on peut parfois regretter le style un peu lourdingue et les incessants aller et retours temporels qui s’ils s’apparentent bien à la manière dont fonctionne la mémoire, n’apportent pas grand-chose au fond de l’histoire. 

Ma note : 7/10