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Eyl : une nouvelle Tortuga ?

Certains de nos contemporains n’ont pas hésité à faire de la ville cotière d’Eyl  dans le Puntland en Somalie l’ïle de la tortue de la piraterie contemporaine.

Qu’en est-il ?

Eyl c’est une petite ville, située à environ 800 Km au Nord Est de Mogadiscio et à 280 km de route grossière du chef lieu de la province, Garowe.

Située dans une région connue pendant l’antiquité pour ses plumes d’autruche et son encens, la ville est aujourd’hui séparée en deux quartiers distincts : la haute ville, connue sous le nom de Daawad et la zone cotière connue sous le nom de Badley.

Pendant longtemps Eyl resta un village côtier comme beaucoup d’autres, survivant grâce à pêche.

L’arrivée des pirates modifia tout cela, séparant la population en deux camps.

Certains des habitants sont hostiles aux pirates, regrettant l’intérêt que le monde porte à leur village, regrettant les manières de ceux qui n’ont rien de gentils robins des bois, allant même comme cela est arrivé le 20 novembre 2009, à prendre la défense d’un équipage indien et bengali capturé.

D’autres, sans doute touché par une partie de la manne financière qui se déversent à coup de liasses de 100$,  apprécient les nouveaux venus, excusant leur activité par le pillage en règle que connaitrait les zones de pèches de leur pays par l’occident et l’orient.

A vrai dire c’est une industrie qui s’organisme autour du business des otages. Une industrie locale tout d’abord, car il faut bien nourrir, apporter le minimum vital à des prisonniers qui valent leur pesant d’or.

J’ai dit « or » ? C’est l’argent coule à flot dans la région, sous forme de billets verts, les seuls qui aient la grâce aux yeux des pirates. De manière plus générale on n’a jamais vu autant de maisons tape à l’œil, de 4×4 de luxe, de restaurant, de téléphones satellitaires  derniers cris dans la province que depuis l’arrivée des pirates.

Comme le raconte Colin Freeman cet argent est celui de la souffrance, souffrance endurée par des centaines de marins retenus dans des grottes insalubres ou à bord de leur navire par des gardiens drogués ou ivres qui, de plus en plus souvent, se livrent à des tortures ou à des simulacres d’exécution.

Quant aux autorités du Puntland, leurs moyens sont limités, voir inexistants : l’argent des rançons qu’obtiennent les pirates est de loin supérieur à leur budget, quand celui-ci leur parvient.

les pirates sont quant à eux de mieux en mieux équipés, dotés d’armement moderne, de moyens de communication, de géo localisation efficaces, allant même jusqu’à suivre sur internet blog et posts pouvant indiquer les mouvements des navires de commerce, de croisière ou celles de bâtiments de guerre qui pourraient contrarier leurs opérations.

Alors Eyl est-elle une Tortuga moderne ? Non, sans doute pas. Le monde du XVIIème siècle n’était pas le notre. Si le commerce des otages était parfois pratiqué par les flibustiers de Tortuga, c’était toujours de manière anecdotique, jamais envers les marins dont la peau ne valait pas grand-chose et qui les rejoignaient souvent volontairement.

La piraterie qui s’exerce sur les côtes somalienne n’est aujourd’hui qu’une vaste entreprise criminelle de traite d’êtres humains, sordide et malsaine, sans la moindre lueur d’utopie au fond du puits noir de guerre et de violence dans lequel s’enfonce ce pauvre pays depuis vingt ans.

Pas de liberté pour le pirate présumé du Carré d’As

La justice a rejeté aujourd’hui la demande de remise en liberté d’un des douze « pirates* » somaliens actuellement détenus en France.

Ce « pirate* » avait été un des six arrêté en 2008 suite au détournement du Navire le « carré d’As IV ».

Le 2 septembre 2008 le voilier Carré d’as, convoyé d’Australie en France par Jean-Yves Delanne et son épouse Bernadette Delanne, avait été attaqué au large des côtes somaliennes dans le golf d’Aden.

Les ressortissants français capturés il s’en était suivi une demande de rançon, alors que le voilier faisait route vers Eyl à 800 km au Nord-Est de Mogadiscio dans la province du Puntland.

On évoqua à l’époque la somme d’1,4 millions d’Euros et l’exigence de la libération des pirates arrêtés lors de l’affaire du Ponant.

Dans la nuit du 15 au 16 septembre 2008 30 membres des commandos de la marine française, dont des membres du commando Hubert, parvenaient à libérer les otages, à capturer six des présumés pirates, un de ces derniers ayant été tué pendant l’assaut. En dix minutes l’opération était terminée sans qu’aucun des otages ou soldats n’ait été blessé.

L’opération s’était déroulée grace à la coopération de l’aviation allemande (un Orion P3-C de patrouille maritime appartenant à l’escadre Marinefliegergeschwader 3 Graf Zeppelin) et d’un navire-hopital malaisien (nécessaire avant toute opération pour soigner des blessés éventuels).

Les « pirates* » captifs avaient été tout d’abord été détenus à bord de la frégate Courbet faisant route vers Djibouti sous le régime de la rétention administrative, avant d’arriver en France le 23 Septembre par Hercules C-130.

Le parquet de Paris s’était déclaré compétent au titre de sa compétence interrégionale spécialisée pour lutter contre le crime organisé. L’enquête confiée à la gendarmerie  visait les faits de détournement de navire, d’arrestation et de séquestration de plusieurs personnes comme otages sans libération avant le septième jour afin d’obtenir une rançon, le tout commis en bande organisée.

Le procès se tiendra devant la cours d’assises de Paris du 15 Novembre au 2 décembre 2011. Les faits, sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

* Pirate présumé, tant qu’une décision de justice n’est pas rendue

Labuse

Olivier Le Vasseur, dit Labuse, La Bouche, La Bouse serait né à Calais à la fin du XVIIè siècle.

En 1721, Labuse, associé au pirate anglais Taylor, s’empare au mois d’avril, le jour de Quasimodo, du riche vaisseau portugais de 72 canons La Vierge du Cap. Ce navire, désemparé par la tempête, à l’équipage atteint de scorbut, avait cherché refuge dans la baie de Saint-Paul.
Ce vaisseau transportait le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l’archevêque de Goa, qui s’en rentraient avec leurs trésors vers le Portugal.

Dans des circonstances rocambolesques Labuse et Taylor s’emparèrent du vice-roi qui était à terre. Ils n’exigèrent cependant qu’une rançon de principe de 2000 livres, qui fût payé par le gouverneur de bourbon, mais firent main basse sur tous ces biens : Diamants, pierres précieuses, perles, barres d’or et d’argent, meubles, tissus … le tout évalué par certains aujourd’hui à 4,5 milliards d’euros.

L’on raconte qu’à l’occasion du partage du butin un pirate se trouva fort contrarié de recevoir un seul énorme diamant alors que ces camarades en avaient reçu une quarantaine chacun. Il le pris, le mis dans un mortier et le brisa ! Il s’estima ensuite bien mieux loti que les autres puisqu’il en avait ainsi deux de plus.

La Vierge du Cap, remorquée, puis radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de Labuse et prit le nom de La Victoire. Il brûla son ancien navire.

Il poursuivit quelques temps ses méfaits, mais fini par échouer (s’échouer ?) à Madagascar.

Il ne bénéficia pas à l’époque des offres d’amnisties qui lui avaient étaient faites.

En 1729 dans la baie d’Antongil (Madagascar), il fut capturé par traîtrise par Le Capitaine d’Hermitte du vaisseau La Méduse, un négrier de la Compagnie des Indes.

Ramené couvert de chaînes à la Réunion il y fût juger de manière assez expéditive et fût traîné au milieu de la foule Le 7 juillet 1730 à la tombée de la nuit vers le gibet de Saint-Paul. Les minutes de son procès ont mystérieusement disparues.
Quand il monta sur l’échafaud il se retourna vers la foule en jetant un parchemin couvert d’un cryptogramme en s’écriant : « Mes trésors à qui saura comprendre ! ». Ce seront ses dernières paroles.

Ce trésor reste aujourd’hui encore une grande source de fantasmes pour bien des chercheurs de trésors. Certain prétendent qu’il serait dans une ravine de la Réunion, d’autres à Madagascar, d’autres enfin dans l’archipel des Comores … Toujours est-il que personne à ce jour ne s’est vanté de l’avoir retrouvé.
Aujourd’hui dans le cimetière de Saint-Paul il y a une tombe portant le nom de Labuse. Hélas ce cimetière n’existait pas à l’époque. Il est donc probable qu’il fût enterré dans une fosse commune dont on a perdu la trace aujourd’hui. Cette tombe reste l’objet de bien des attentions : c’est un lieu de sorcellerie et il n’est pas rare de trouver sur la pierre tombale des verres de rhum et des bougies de cire rouge.

 

William Kidd

William Kidd est né à Greenock, sur les côtes d’Ecosse en 1645. Rien ne destinait ce fils d’un ministre presbytérien à devenir le pirate que nous connaissons. Il commence sa carrière comme marin dans la marine royale durant les guerres contre la hollande.
Puis on le retrouve en 1689 comme corsaire contre les français aux Antilles et le long de la côte nord-américaine à bord du « Blessed William ».
A New York il épouse une riche veuve, et mène pendant quelques années une vie de riche bourgeois et trouve un protecteur en la personne du duc Bellomont gouverneur de New-York et du Massachussetts.
En 1695 ce dernier convainc Kidd de participer à un projet qu’il a fait approuver par l’amirauté : il s’agit pour kidd de prendre le commandement d’un navire de guerre révolutionnaire afin de faire la chasse aux flibustiers qui entravent le commerce dans la mer des antilles. Lord Bellomont met lui-même de sa poche 3000 livres et trouvent pour affréter le navire quelques « hautes personnalités » dont le nom doit rester secret.

On sait aujourd’hui qu’il s’agissait sans doute de :

Sidney, comte de Romney et grand maître de l’artillerie
Edward Russel, comte d’oxford, premier lord de l’amirauté
Sir John Somers, garde du sceau
Charles Talbot, duc de Shrewsbury, secrétaire d’Etat

Il prend possession de l’Adventure Galley lancée à Deptford en décembre 1695. L’Adventure Galley est une galère mixte (à voile et à rame) à tirant d’eau réduit, armé de 34 canons et jaugeant 287 tonneaux.

Il appareille ensuite avec un équipage de 150 hommes et traverse l’atlantique afin de rejoindre les caraïbes. Il dispose d’une patente de course pour lutter contre les pirates. Après avoir quelques temps patrouillé dans les caraïbes il prend le cap de l’océan indien le 27 février 1696.

En 1697 la révolte gronde à bord de l’Adventure Galley : Kidd a refusé à deux reprises d’attaquer des navires et commence à trouver le temps long. Lors d’une altercation avec son chef canonnier, William Moore, Kidd s’empare d’un seau et fend le crâne de ce dernier.

Dés lors Kidd fait le serment de faire la chasse à tout navire qui croisera sa route. Veux-t-il se racheter aux yeux de son équipage ou considère-t-il qu’il n’a plus rien à perdre étant déjà un meurtrier ? Nul ne le sait.

Il se livre alors à plusieurs araisonnements. Il attaque notamment un navire du grand Moghol, dirigeant indien allié des anglais, qui hurle alors à la trahison et met dans l’embarra le gouvernement de sa majesté. Sa dernière prise est effectuée en janvier 1698. Il s’agit du « Quedagh Merchant », un navire arménien de 500 tonneaux chargé d’or, de pierres précieuses, d’argent, de soie, de sucre et de fusils.

Il fait ensuite route vers New York, persuadé qu’il ne sera pas inquiété : il n’a en effet jamais attaqué de navire anglais. Après avoir passé quelques semaines en famille, il prépara sa défense et se rendit en juin 1699 sur l’île Gardiner afin d’y en enterrer une grande partie de son trésor.

L’île de Gardiner, situé au nord de Long Island dans l’Etat de New York était nommée par les indiens Monchonac. Cette petite île de 1200 hectares se situe par 72°6’ de longitude ouest et 42°6’ de latitude nord. Elle est la propriété de John Gardiner qui voit ce jour de juin Kidd débarquer sur son île, puis enterrer son trésor dans une zone marécageuse au nord de l’île. Gardiner doit répondre sur sa vie et sur celle de ses enfants de la garde de ce trésor.

Kidd ensuite se rend à Boston, afin de rencontrer son ancien protecteur et financier, Lord Bellomont. Ce dernier, loin de se rendre aux arguments de Kidd le fait arrêter et le transfert en Angleterre afin qu’il y soit juger. Il fait aussi saisir le navire de Kidd et récupérer le trésor de l’île Gardiner.

 Le reçu officiel délivré le 7 juillet 1699 donne le détail suivant :
– 3 sacs de poudre d’or
– 1 sac de pièces d’or
– 1 sac de pièces d’argent
– 1 sac de bagues en argent et pierres précieuses
– 1 sac de gemmes brutes
– 1 sac de cristaux purs avec deux améthystes et deux agates
– 1 sac de boutons et de lampes en argent
– 2 barres d’or
– 1 sac contenant 67 pierres précieuses diverses.

Le tout pour 60 kilos et 15000 livres sterling de l’époque.

Le procès de Kidd commence à Londres le 8 mai 1701. Pour sa défense Kidd rapporte que tous les navires qu’il avait pris, disposaient de saufs conduits français, ce qui en faisait des ennemis de la couronne et qui rendait ses attaques légales. Hélas Kidd en peut fournir au tribunal ces saufs conduits « égarés » lors de son transfert vers Londres. On ne retrouvera que récemment des pièces dans les dossiers poussiéreux de l’amirauté.

Son exécution prononcée, Kidd joue son dernier va-tout : il écrit au parlement et propose, contre sa grâce de conduire des personnes désignées par lui « à un endroit des Indes » où il avait caché « des marchandises et un trésor d’une valeur de 100000 livres ».

C’est peine perdue : le 23 mai 1701, à marée basse, Kidd préalablement abreuvé de force de Rhum et de cognac est sorti de sa prison de Newgate. On le hisse de force sur l’échafaud de Wapping, au bord de la Tamise. Kidd tente bien de protester une dernière fois de son innocence, mais le nœud coulant coupe court à ses allégations. Mais son calvaire n’est pas terminé : on le pend, mais la corde ne tient pas : il retombe lourdement dans la vase de la Tamise. Qu’à cela ne tienne : On s’empare de lui et on le pend une seconde fois. Cette fois ci la corde tient bon.

Après que son corps eu été recouvert à trois reprises par la marée, lavé par les eaux turbides de la Tamise, il fût considéré comme décédé. Son corps fût dépendu, cerclé de fers et de chaînes, enduit de goudron et exposé pendant de longues années à Tilbury, à un endroit où tous les marins entrant ou sortant du port de Londres pouvaient le voir et recevoir ce terrible avertissement.

Qu’en est-il du fabuleux trésor caché de Kidd qui a inspiré A.E. Poe pour son scarabée d’or ? Simple tentative désespérée d’un homme désespéré pour échapper à la corde en vendant du vent ? Ou fabuleux trésor qui attend encore sous terre aux Comores, Madagascar, Maurice où à la Réunion que l’on veuille le trouver ? A chacun de trouver une réponse selon son cœur.

 

Zombie !

Le zombie est un cocktail ravageur qui fera de vous, si vous en abusez, une créature morte vivante errant dans la nuit et incapable d’aligner deux mots à la suite.
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Matériel nécessaire :
– Un verre de 25 cl
– Une paille

Ingrédients :
– Rhum blanc
– Rhum ambré
– Citron
– Citron vert
– Jus d’orange sanguine
– Grand Marnier
– Sirop de grenadine
– Glace pilée
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Préparation :

Prendre le verre et le remplir de glace pilée à moitié. Versé ensuite 1,5 cl de rhum blanc agricole, 2 cl de rhum ambré, 2 cl de citron pressé, une goutte de citron vert, 0,5 cl de Grand Marnier, une goutte de sirop de grenadine, allonger avec le jus d’orange sanguine.

Goûter et rajouter du sirop de grenadine pour adoucir éventuellement. On peut décorer éventuellement avec une tranche d’orange en sandwich avec une tranche de citron vert et de citron à cheval sur le verre. Ne pas oublier un éventuel mélangeur et une paille.