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Pirates célèbres

Un roman de jeunesse : La Coupe d’Or de Steinbeck

La Coupe d’Or
De John Steinbeck

Editions Folio 2001
ISBN 2-07-038457 8

La coupe d’or est un roman d’aventures maritimes qui s’inspire de la vie d’Henry Morgan.

C’est une œuvre de jeunesse de Steinbeck, écrite alors qu’il n’était encore qu’un garçon de ferme en Californie. Publié ne 1929, c’est cet ouvrage qui lancera sa carrière, lui laissant entendre qu’il avait de l’avenir dans ce métier, même si le succès ne fut pas au rendez-vous. 

S’écartant de beaucoup de la réalité historique, s’inspirant des récits que fit Oexmelin de la vie de Morgan, c’est un roman divertissant avec une pincée de fantastique, dans lequel on retrouve quelques faits noyés dans beaucoup d’inventions pures et simple. 

C’est surtout une œuvre de jeunesse au style parfois ampoulé :

L’âme quitte l’homme dès le début, là-bas aux Antilles, en lui laissant une sensation de vide et de dessèchement. Non, ce n’est pas mon âme, c’est le poison qui est en moi, dans mon sang et dans mon cerveau. Robert, il me racornit comme une vieille orange. Les créatures rampantes qu’il y a là-bas, et ces petites bêtes ailées qui viennent au bivouac pendant la nuit, et les grandes fleurs pâles … elles sont toutes chargées de poison. Elles infligent à l’homme de terribles tourments. En ce moment même, mon sang est fait d’aiguilles glacées qui coulent dans mes veines, malgré ce beau feu devant moi. Tout cela, oui, tout cela vient de l’haleine humide de la jungle. On ne peut pas s’y étendre, on ne peut pas y vivre : mais elle vous souffle son haleine au visage et vous flétrit à jamais …

Mais on y trouve les germes de ce qui deviendra le style de Steinbeck et qui fera le succès des « souris et des hommes », de « tortilla flat » et lui vaudra un prix Nobel de littérature en 1962.

Ma note : 6/10

William Kidd

William Kidd est né à Greenock, sur les côtes d’Ecosse en 1645. Rien ne destinait ce fils d’un ministre presbytérien à devenir le pirate que nous connaissons. Il commence sa carrière comme marin dans la marine royale durant les guerres contre la hollande.
Puis on le retrouve en 1689 comme corsaire contre les français aux Antilles et le long de la côte nord-américaine à bord du « Blessed William ».
A New York il épouse une riche veuve, et mène pendant quelques années une vie de riche bourgeois et trouve un protecteur en la personne du duc Bellomont gouverneur de New-York et du Massachussetts.
En 1695 ce dernier convainc Kidd de participer à un projet qu’il a fait approuver par l’amirauté : il s’agit pour kidd de prendre le commandement d’un navire de guerre révolutionnaire afin de faire la chasse aux flibustiers qui entravent le commerce dans la mer des antilles. Lord Bellomont met lui-même de sa poche 3000 livres et trouvent pour affréter le navire quelques « hautes personnalités » dont le nom doit rester secret.

On sait aujourd’hui qu’il s’agissait sans doute de :

Sidney, comte de Romney et grand maître de l’artillerie
Edward Russel, comte d’oxford, premier lord de l’amirauté
Sir John Somers, garde du sceau
Charles Talbot, duc de Shrewsbury, secrétaire d’Etat

Il prend possession de l’Adventure Galley lancée à Deptford en décembre 1695. L’Adventure Galley est une galère mixte (à voile et à rame) à tirant d’eau réduit, armé de 34 canons et jaugeant 287 tonneaux.

Il appareille ensuite avec un équipage de 150 hommes et traverse l’atlantique afin de rejoindre les caraïbes. Il dispose d’une patente de course pour lutter contre les pirates. Après avoir quelques temps patrouillé dans les caraïbes il prend le cap de l’océan indien le 27 février 1696.

En 1697 la révolte gronde à bord de l’Adventure Galley : Kidd a refusé à deux reprises d’attaquer des navires et commence à trouver le temps long. Lors d’une altercation avec son chef canonnier, William Moore, Kidd s’empare d’un seau et fend le crâne de ce dernier.

Dés lors Kidd fait le serment de faire la chasse à tout navire qui croisera sa route. Veux-t-il se racheter aux yeux de son équipage ou considère-t-il qu’il n’a plus rien à perdre étant déjà un meurtrier ? Nul ne le sait.

Il se livre alors à plusieurs araisonnements. Il attaque notamment un navire du grand Moghol, dirigeant indien allié des anglais, qui hurle alors à la trahison et met dans l’embarra le gouvernement de sa majesté. Sa dernière prise est effectuée en janvier 1698. Il s’agit du « Quedagh Merchant », un navire arménien de 500 tonneaux chargé d’or, de pierres précieuses, d’argent, de soie, de sucre et de fusils.

Il fait ensuite route vers New York, persuadé qu’il ne sera pas inquiété : il n’a en effet jamais attaqué de navire anglais. Après avoir passé quelques semaines en famille, il prépara sa défense et se rendit en juin 1699 sur l’île Gardiner afin d’y en enterrer une grande partie de son trésor.

L’île de Gardiner, situé au nord de Long Island dans l’Etat de New York était nommée par les indiens Monchonac. Cette petite île de 1200 hectares se situe par 72°6’ de longitude ouest et 42°6’ de latitude nord. Elle est la propriété de John Gardiner qui voit ce jour de juin Kidd débarquer sur son île, puis enterrer son trésor dans une zone marécageuse au nord de l’île. Gardiner doit répondre sur sa vie et sur celle de ses enfants de la garde de ce trésor.

Kidd ensuite se rend à Boston, afin de rencontrer son ancien protecteur et financier, Lord Bellomont. Ce dernier, loin de se rendre aux arguments de Kidd le fait arrêter et le transfert en Angleterre afin qu’il y soit juger. Il fait aussi saisir le navire de Kidd et récupérer le trésor de l’île Gardiner.

 Le reçu officiel délivré le 7 juillet 1699 donne le détail suivant :
– 3 sacs de poudre d’or
– 1 sac de pièces d’or
– 1 sac de pièces d’argent
– 1 sac de bagues en argent et pierres précieuses
– 1 sac de gemmes brutes
– 1 sac de cristaux purs avec deux améthystes et deux agates
– 1 sac de boutons et de lampes en argent
– 2 barres d’or
– 1 sac contenant 67 pierres précieuses diverses.

Le tout pour 60 kilos et 15000 livres sterling de l’époque.

Le procès de Kidd commence à Londres le 8 mai 1701. Pour sa défense Kidd rapporte que tous les navires qu’il avait pris, disposaient de saufs conduits français, ce qui en faisait des ennemis de la couronne et qui rendait ses attaques légales. Hélas Kidd en peut fournir au tribunal ces saufs conduits « égarés » lors de son transfert vers Londres. On ne retrouvera que récemment des pièces dans les dossiers poussiéreux de l’amirauté.

Son exécution prononcée, Kidd joue son dernier va-tout : il écrit au parlement et propose, contre sa grâce de conduire des personnes désignées par lui « à un endroit des Indes » où il avait caché « des marchandises et un trésor d’une valeur de 100000 livres ».

C’est peine perdue : le 23 mai 1701, à marée basse, Kidd préalablement abreuvé de force de Rhum et de cognac est sorti de sa prison de Newgate. On le hisse de force sur l’échafaud de Wapping, au bord de la Tamise. Kidd tente bien de protester une dernière fois de son innocence, mais le nœud coulant coupe court à ses allégations. Mais son calvaire n’est pas terminé : on le pend, mais la corde ne tient pas : il retombe lourdement dans la vase de la Tamise. Qu’à cela ne tienne : On s’empare de lui et on le pend une seconde fois. Cette fois ci la corde tient bon.

Après que son corps eu été recouvert à trois reprises par la marée, lavé par les eaux turbides de la Tamise, il fût considéré comme décédé. Son corps fût dépendu, cerclé de fers et de chaînes, enduit de goudron et exposé pendant de longues années à Tilbury, à un endroit où tous les marins entrant ou sortant du port de Londres pouvaient le voir et recevoir ce terrible avertissement.

Qu’en est-il du fabuleux trésor caché de Kidd qui a inspiré A.E. Poe pour son scarabée d’or ? Simple tentative désespérée d’un homme désespéré pour échapper à la corde en vendant du vent ? Ou fabuleux trésor qui attend encore sous terre aux Comores, Madagascar, Maurice où à la Réunion que l’on veuille le trouver ? A chacun de trouver une réponse selon son cœur.

 

Cuba 1666

A. O. OEXMELIN décrit l’île de Cuba comme suit en 1666 :
« L’île de Cuba, qui est située sous le trois centième degré de longitude, s’étend de d’Orient en Occident depuis le vingtième jusqu’au vingt-troisième degré de latitude septentionale. Elle a quatre cents lieues française de tour, deux cents de longueur et cinquante de largeur. On y voit de grandes montagnes qui renferment des mines de cuivre, d’argent et d’or; mais pas une n’est ouverte. Elle a une quantité de prairies, que les Espagnols nomment savanas, remplies de beaucoup de bétail, tant privé que sauvage. Elle est aussi peuplée de sangliers, de taureaux et de chevaux que l’île de Saint-Domingue.

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Thomas WHITE

Ce pirate n’est pas très connu et a eu une carrière finalement assez courte. Il ne sema la terreur sur les océans que 14 années entre 1705 et 1719. Ce pirate anglais est né à Plymouth à une date indéterminée. D’extraction modeste (sa mère était tenancière de cabaret), il réussi à entrer dans la marine de guerre. Après plusieurs campagnes il s’installa aux Barbades où il se maria. Il finit par devenir capitaine du Marygold, un navire marchand faisant le commerce entre la Barbade et la cote de Guinée. Lire la suite de cette entrée »

John BOWEN

Ce fameux pirate commença sa carrière dans les caraïbes aux alentours de l’année 1700. D’où venait-il ? De quelle ville, de quel pays ? On l’ignore encore. Lire la suite de cette entrée »