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Labuse

Olivier Le Vasseur, dit Labuse, La Bouche, La Bouse serait né à Calais à la fin du XVIIè siècle.

En 1721, Labuse, associé au pirate anglais Taylor, s’empare au mois d’avril, le jour de Quasimodo, du riche vaisseau portugais de 72 canons La Vierge du Cap. Ce navire, désemparé par la tempête, à l’équipage atteint de scorbut, avait cherché refuge dans la baie de Saint-Paul.
Ce vaisseau transportait le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l’archevêque de Goa, qui s’en rentraient avec leurs trésors vers le Portugal.

Dans des circonstances rocambolesques Labuse et Taylor s’emparèrent du vice-roi qui était à terre. Ils n’exigèrent cependant qu’une rançon de principe de 2000 livres, qui fût payé par le gouverneur de bourbon, mais firent main basse sur tous ces biens : Diamants, pierres précieuses, perles, barres d’or et d’argent, meubles, tissus … le tout évalué par certains aujourd’hui à 4,5 milliards d’euros.

L’on raconte qu’à l’occasion du partage du butin un pirate se trouva fort contrarié de recevoir un seul énorme diamant alors que ces camarades en avaient reçu une quarantaine chacun. Il le pris, le mis dans un mortier et le brisa ! Il s’estima ensuite bien mieux loti que les autres puisqu’il en avait ainsi deux de plus.

La Vierge du Cap, remorquée, puis radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de Labuse et prit le nom de La Victoire. Il brûla son ancien navire.

Il poursuivit quelques temps ses méfaits, mais fini par échouer (s’échouer ?) à Madagascar.

Il ne bénéficia pas à l’époque des offres d’amnisties qui lui avaient étaient faites.

En 1729 dans la baie d’Antongil (Madagascar), il fut capturé par traîtrise par Le Capitaine d’Hermitte du vaisseau La Méduse, un négrier de la Compagnie des Indes.

Ramené couvert de chaînes à la Réunion il y fût juger de manière assez expéditive et fût traîné au milieu de la foule Le 7 juillet 1730 à la tombée de la nuit vers le gibet de Saint-Paul. Les minutes de son procès ont mystérieusement disparues.
Quand il monta sur l’échafaud il se retourna vers la foule en jetant un parchemin couvert d’un cryptogramme en s’écriant : « Mes trésors à qui saura comprendre ! ». Ce seront ses dernières paroles.

Ce trésor reste aujourd’hui encore une grande source de fantasmes pour bien des chercheurs de trésors. Certain prétendent qu’il serait dans une ravine de la Réunion, d’autres à Madagascar, d’autres enfin dans l’archipel des Comores … Toujours est-il que personne à ce jour ne s’est vanté de l’avoir retrouvé.
Aujourd’hui dans le cimetière de Saint-Paul il y a une tombe portant le nom de Labuse. Hélas ce cimetière n’existait pas à l’époque. Il est donc probable qu’il fût enterré dans une fosse commune dont on a perdu la trace aujourd’hui. Cette tombe reste l’objet de bien des attentions : c’est un lieu de sorcellerie et il n’est pas rare de trouver sur la pierre tombale des verres de rhum et des bougies de cire rouge.

 

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