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Thomas WHITE

Ce pirate n’est pas très connu et a eu une carrière finalement assez courte. Il ne sema la terreur sur les océans que 14 années entre 1705 et 1719. Ce pirate anglais est né à Plymouth à une date indéterminée. D’extraction modeste (sa mère était tenancière de cabaret), il réussi à entrer dans la marine de guerre. Après plusieurs campagnes il s’installa aux Barbades où il se maria. Il finit par devenir capitaine du Marygold, un navire marchand faisant le commerce entre la Barbade et la cote de Guinée.

C’est là que sa carrière devait connaître un changement majeur. Il fût pris par des pirates français. Ces derniers après avoir utilisé un certain nombre de leurs prisonniers anglais comme cible pour leurs concours de tir au pistolet, finirent par convaincre White de faire siens leurs noirs dessins.

Il devint donc pirate ce qui l’amena croiser dans l’océan indien. Comme beaucoup de flibustiers malchanceux il commença par s’échouer à Madagascar, perdant son navire corps et bien. Il fût tiré de cette triste situation par des esclaves marrons ayant volé une barque à l’île Bourbon (la réunion) afin de s’enfuir. Il réquisitionna la barque et parvint avec celle ci à prendre un navire français en 1705. Il mis aussitôt le cap sur l’île bourbon et y embarqua un chirurgien.

Il se rendit ensuite dans le golfe persique ou il attaqua un petit navire de 200 tonneaux sur lequel ils ne trouvèrent que des ballots de marchandises sans valeur qu’ils jetèrent par-dessus bord. Ils devaient plus tard apprendre que l’un de ces balles contenait de l’or.

En 1706 il est de retour à l’île Bourbon ou il arrive à bord d’un navire de 30 canons et avec un équipage de plus de 200 hommes. Il profite de cet escale pour débarquer un certain nombre de matelot qui pour certains feront souche sur l’île : Jacques Boyer, Patrick Droman, Thomas Elgart, Jean Janson, Edouard Robert. Ces pirates repentis sont cousus d’or : ils sont chacun porteur de plus de 1200 livres.

Puis il repart à Madagascar. Là il s’empare d’un navire dont le capitaine, un certain Fourgette, s’était mis en tête de commercer avec les pirates. Bien mal lui en pris : alors qu’il recevait ceux-ci à son bord ils maîtrisèrent son équipage. Se voyant acculer en plein dîner le capitaine Fourgette planta sa fourchette en argent dans le corps d’un pirate, un certain Johnson, qui ne s’en porta pas plus mal. Voyant sa situation désespérée, il finit par se rendre et dût débarquer.

L’histoire de White devient dés lors incertaine. Selon D. Defoe il se retire à Madagascar, construit une maison, achète du bétail et prend pour femme une indigène dont il a un fils.

Madagascar était en ce temps là considéré comme l’île des pirates en raison du nombre de flibustiers qui s’y étaient retirés :

 La plupart y sont considérés comme de petits souverains, chacun ayant sous sa domination deux ou trois villages ; Cette autorité ne leur est venue que parce qu’ils ont pris pour femmes les principales négresses, celles qui étaient les plus en dignité du pays et qui étaient déjà presque toutes riches par la fréquentation de tout temps des forbans.  
Leurs maisons sont situées au milieu de grande cour ; elles sont élevées sur plusieurs poteaux de bois et on ne peut y entrer qu’en montant par une échelle ; la cour est entourée d’une forte palissade faite de gros pieux, dans laquelle sont ordinairement ménagées des manières de meurtrière où quelques-uns ont placé des petites pièces de canon.  
La richesse que ces forbans ont apportées, jointes à celles de leurs femmes, ont rendu ces endroits et leurs environs abondants en or, en argent et autres effets… 

  Toujours selon Defoe il meurt de fièvre et d’hémorragie à Madagascar en 1719, suppliant dans son délire ses amis de ramener son fils dans son pays et d’en faire quelqu’un de « probe et honnête ».

Cependant le témoignage d’un capitaine de commerce, un certain Drury, rapporte que White serait bien mort de fièvre en 1719, mais lors d’une relâche à l’île Bourbon. Comme pour tant d’autres l’emplacement de sa sépulture n’est pas connue.

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